La musique classique joue un rôle essentiel dans ma vie, mais je me suis toujours posé une question : faut-il la considérer comme un art, capable de nous faire vibrer d’émotion, ou comme une science que nous devons soumettre à une minutieuse analyse intellectuelle ? Voilà un point sur lequel les spécialistes ne se sont pas encore mis d’accord. Pour ma part, je dirais simplement qu’il est probable qu’elle participe de ces deux aspects et qu’au fond, la science ne soit qu’une forme d’art et l’art qu’une forme de science, mais quelle que soit l’attitude que l’on adopte envers elle, cette question de base de la culture musicale va plus loin que la simple connaissance des différentes productions musicales et de ceux qui les composent.

 

Pour que notre appréciation soit la plus complète possible, il est nécessaire de connaître l’univers complexe de la musique classique, car oui, la musique classique est un univers complexe et pour l’étudier depuis le plus jeune âge, ce n’est pas moi qui vous dirais le contraire… C’est comme si, en regardant la cathédrale Notre Dame, nos yeux devaient reconstituer les caractéristiques de chaque pierre, de chaque vitrail, selon un grand nombre de paramètres, pour seulement enfin, en percevoir la totalité architecturale. Pourtant, certains voudraient nous faire croire que la musique classique ne constitue, en fin de compte, qu’une activité marginale et insignifiante…

 

Économiquement, il est vrai, son statut la place bien loin derrière les industries du football, des produits de beauté ou de l’automobile. Sémantiquement, elle est des plus perverses : irréductible à tout discours, elle se refuse à constituer un système fermé et s’arroge même le droit à la transcendance. Philosophiquement, enfin, elle a inspiré un monumental cursus d’inepties… Et pourtant, elle est toujours là… Elle tourne… Elle entraîne vaillamment ses sphères, même si ses multiples visages et ses innombrables paradoxes ont fait que, plus nous disposons de moyens de la connaître, de la juger et de l’apprécier, moins nous sommes en mesure d’en déterminer la véritable essence.

 

Alors à quoi bon toute notre science, à quoi donc peut bien servir de parler de la musique, si ce n’est à énoncer des phrases vides de sens. L’amateur sincère, se trouvera-t-il plus savant lorsqu’il saura que le célèbre castrat Carlo Farinelli chantait tous les soirs les mêmes airs à Philippe V d’Espagne afin d’apaiser la mélancolie du monarque. Si Jean-Sébastien Bach écrivit ses variations Goldberg, comme il mentionne dans sa dédicace, pour réconforter les amateurs de cet instrument, qu’importe qu’elles fussent commandées par le comte Herman Carl de Keyserling, ambassadeur de Russie à Dresde, un insomniaque qui désirait par ce biais retrouver les voies du sommeil.

 

Piotr I. Tchaïkovski, s’est-il suicidé pour homosexualité ? Et quelle influence son penchant exerça-t-il sur la genèse de la pathétique ? Pourquoi Éric Satie, entre une visite à la Schola Cantorum et le projet d’un dirigeable en cuivre, se préoccupa-t-il de hisser la musique au rang d’art d’ameublement ? Quelle force poussa Ignace Paderewski, ce pianiste virtuose à la chopin qui enchanta l’Europe à la fin du XIXe siècle et qui lui-même composa des opéras et des danses polonaises, à devenir Premier ministre de Pologne et signataire du traité de Versailles ? Pour quelles activités Albert Schweitzer, majestueux interprète de Bach, obtint-il le prix Nobel de la paix en 1947 ?

 

Je ne tenterai pas ici, d’aucuns l’auront pressenti, de me prononcer sur les raisons du succès sociologiquement croissant de l’art musical, ni de théoriser sur les rôles respectifs de l’art, de l’artisan ou de l’artiste… Après tout, c’est le rôle des ministres de la Culture et de leurs séides. Non rien de tout cela… Je me suis juste donné pour mission de feuilleter les pages d’une histoire enchanteresse toujours renouvelée, faite à la fois de fidélités et de ruptures successives et vous faire partager ma passion pour la musique classique tout simplement… Lire la suite…

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