Publié par Noan Benito Vega

Ludwig Van Beethoven est né le 17 décembre 1770 dans les quartiers pauvres de Bonn, en Allemagne. Il est le fils aîné d’une fratrie de sept enfants dont trois seulement atteindront l’âge adulte : Ludwig, Kaspar et Johann. Sa famille, est d’origine flamande. Son grand-père, marchand de vin, est aussi musicien et maître de chapelle au sein de l'archevêché de Bonn. Sa mère Maria Magdalena van Beethoven est d’origine slave, elle est née à Koblenz en 1746 et elle est la fille du chef cuisinier de la cour.

 

Son père, Johann van Beethoven, lui-même musicien, est ténor à la Cour de l’Électeur. Homme sévère et colérique, il éleva ses enfants dans la plus grande rigueur, mais il échoua dans sa tentative de faire de Ludwig, un enfant prodige. Ludwig s’intéresse très tôt à la musique et lorsque ses premiers talents musicaux se manifestent, il ne faut pas très longtemps à Johann van Beethoven, pour détecter le don musical de son rejeton et réaliser le Parti exceptionnel qu’il pourrait en tirer, à l’exemple du jeune Mozart, exhibé en concert par son père à travers l’Europe quelques années plus tôt. Aussi, dès 1775, Ludwig étudie aux côtés de son père qui se charge personnellement de son éducation musicale, bien décidé à l’exploiter afin de faire de lui un « petit Mozart » est-ce, en l’instruisant jour et nuit. De plus, Johann contraint Ludwig a pratiqué simultanément cinq instruments. Outre le piano qui lui est enseigné par Gilles van der Aeden et Tobias Friedrich Pfeiffer, Yohann lui fait donner des cours d'orgue avec Willibald Koch, organiste à la cathédrale de Bonn, des cours de violon avec Georg Rovantini, en plus de l’alto et de la flûte. 

En 1778, dans l’espoir d’engranger de confortables revenus, Yohann organise une tournée et présente Ludwig comme pianiste à travers l’Allemagne, sans réel succès. En effet, là où Leopold Mozart avait su faire preuve d’une grande subtilité pédagogique envers son fils, Johann van Beethoven lui, n’est capable que d’autoritarisme et de brutalité, mais grâce au soutien maternel, le jeune Ludwig commence à improviser ses premiers morceaux et à écrire des petites pièces mineures.

En 1781, il quitte l'école et accompagné par sa mère, il part en tournée en Hollande. Une nouvelle fois, cette tournée n’atteint pas les objectifs financiers espérés. C’est aussi à partir de cette année, qu’il reçoit l'enseignement de Christian Gottlob Neefe, compositeur et chef d'orchestre arrivé à Bonn en 1779. C’est un tournant décisif dans l’apprentissage musical de Ludwig. En effet, Gottlob Neefe lui enseigne le piano, la composition, l’écriture et la musique ancienne, mais persuadé que son enseignement ne doit pas se limiter qu’à la musique, il lui apprend la littérature, la philosophie ainsi que les langues et certainement le goût pour les idées républicaines. En compagnie de Gottlob Neefe, Ludwig se passionne pour les grands auteurs comme Schiller, Goethe, Shakespeare et s’enthousiasme à étudier les œuvres de Bach et de Haendel.

Par ailleurs, Gottlob Neefe le présente aussi dans les meilleurs milieux de Bonn et grâce à son ami d’enfance, Franz Wegeler, Ludwig rencontre la famille Von Breuning. Cette dernière donna à Ludwig un accès illimité à sa maison située sur la Münsterplatz et à sa salle de musique avec piano. De plus, Frau von Breuning le prit à son service comme professeur de piano pour sa fille Éléonore et à son fils Stephan. Grâce à la bienveillance cette famille réputée très cultivée, il put aussi assister quotidiennement à des conversations ou à des lectures de grands poètes et auteurs allemands. En 1782, toujours sous la tutelle de Gottlob Neefe et alors qu’il n’est âgé que de douze ans, Ludwig publie ses premières compositions : 9 variations sur une marche de Dressler et trois sonatines dites « à l’électeur ». Ces premières compositions marquent, incontestablement, le début de sa production musicale.

En 1783, il remplace Gottlob Neefe au clavecin et à l'orchestre de la cour et devient organiste régulier de la chapelle du prince-électeur de Cologne Maximilien François d'Autriche à partir de 1784, il n’est alors âgé que de quatorze ans. En 1787, Ludwig effectue son premier voyage pour Vienne alors capitale Européenne de la musique, avec pour objectif d’y rencontrer Mozart et d’étudier avec lui. Ce dernier, venant de perdre son père, est absorbé par la création de son opéra « Don Giovanni ». Toutefois, après avoir entendu l'improvisation de Ludwig et malgré un accueil réservé, le compositeur autrichien aurait déclaré à la surprise générale de l’auditoire : « Ne quittez jamais ce garçon des yeux. Un jour, le monde parlera de lui… ». La rencontre avec Mozart sera brève mais ponctuée de quelques leçons qui ne pourront pas continuer, car Ludwig doit rentrer précipitamment à Bonn au chevet de sa mère atteinte de phtisie. Elle mourra le 17 juillet 1787. Dans les semaines qui suivirent sa plus jeune sœur mourra à sa tour atteinte, elle aussi, de cette maladie. Très marqué par le décès de sa mère, Ludwig plonge dans une grave dépression et un profond désespoir, d’autant qu’à la maison, il est, peu à peu, amené à endosser le rôle de soutien familial. En effet, Yohann Van Beethoven, alcoolique, ayant perdu son poste de musicien à la Cour de l’Archevêché, n’est plus en mesure d’assumer son rôle au sein du foyer. Aussi, Ludwig assumera la charge financière de ce dernier se sentant responsable de ses deux plus jeunes frères. Début 1789, Ludwig, obtient la tutelle de ces derniers, et percevra en conséquence, la moitié des revenus de son père.

En 1789, il est nommé, par le prince-électeur, altiste dans l'orchestre de l'Opéra de la cour avec un revenu régulier. Il décide parallèlement de suivre des conférences de philosophie à l’université de Bonn, université nouvellement créée par le Prince Maximilien François d’Autriche. À cette époque, une révolution gronde en France et Ludwig, partisan des idées républicaines, n’hésite pas à composer de la musique sur des textes de philosophes allemands et français faisant l’éloge de la révolution et de la liberté et de l’égalité.

En 1792, il est présenté à Joseph Haydn qui revenant d’une tournée en Angleterre fait une halte à Bonn. Joseph Haydn, très impressionné par le travail de composition et d’improvisation de Ludwig, tout en étant réaliste sur les imperfections de son instruction, l’invite à faire des études, sous sa direction, à Vienne. Recevoir l’enseignement d’un musicien de renom comme Haydn représente, pour Ludwig, une excellente occasion de parfaire son éducation musicale. Conscient de l’opportunité qui s’offre à lui, encourager par le comte Waldstein et doté d’une rente attribuée par le prince-électeur, Ludwig accepte de se rendre à Vienne, pour la seconde fois, afin d’étudier auprès de Joseph Haydn. Le 2 novembre 1792, il quitte donc les rives du Rhin pour ne plus jamais y revenir. Yohann Van Beethoven meurt en décembre 1792, quelques semaines après son départ.

Alors âgé de vingt-deux ans à son arrivée à Vienne, Ludwig n’a pour ainsi dire rien écrit d’important ou de réellement significatif. Durant ce séjour viennois, outre les cours qu’il prend avec Haydn, il suit ceux de Johann Schenk ainsi que les cours de Georg Albrechtsberger pour le contrepoint. Les troupes françaises ayant destitué l'électorat de Cologne en 1794 et ses parents étant morts, il considère qu’il n’a plus aucune attache à Bonn. Il prend donc la décision, au milieu de l’année 1794, de s’installer définitivement à Vienne. Ces deux frères, Kaspar et Johann, le rejoindront dans la capitale autrichienne, dès le début de l’année 1795.

1795 est aussi l’année où il fait ses grands débuts publics en tant que concertiste et chef d’orchestre. Par ailleurs, en désaccord avec l’enseignement d'Haydn, qui juge son raisonnement et ses opinions trop sombres ou trop audacieuses pour l'époque, il décide de publier ses premières œuvres : trois trios pour piano opus 1 et trois sonates opus 2. En tant que pianiste, les témoignages de l’époque rapportent qu’il avait le feu en lui, de l’éclat et de la fantaisie ainsi qu’une grande profondeur de sentiment. Mais c’est naturellement dans les sonates pour piano qu’il s’exprime le mieux. C’est, effectivement, dans ces pièces musicales, composées pour son propre instrument, qu’il fait preuve de créativité et d’audace. Dès lors, sa musique a la réputation d’être à la fois inventive et novatrice, parfois brûlante, parfois froide, souvent animée, avec le remous des tempêtes et leurs soudaines accalmies. Un genre entre accords et désaccords, à la fois provocant et déroutant, parfois extrême, mais toujours complété par de subtiles nuances… Et sa musique divise l’aristocratie viennoise : entre une jeune garde désireuse de liberté et de réformes, celle-là même qui épousa les thèses de la révolution à l’exemple de Ludwig et une veille garde désireuse de maintenir une tradition qui existe depuis un temps immémorial à l’exemple de Joseph Haydn. Une chose est certaine : le public, en plus de sa créativité musicale incontestable, loue sa virtuosité et son inspiration pianistique, mais sa fougueuse personnalité lui vaut parfois le scepticisme des critiques musicaux les plus conservateurs.

En 1796, il entame une série de tournées comme concertiste à Prague, Dresde, Leipzig, Berlin et Budapest. Ces tournées sont financées par de solides mécénats aristocratiques qui lui ouvrent les portes des lieux de concerts les plus prestigieux notamment chez les princes Lobkowitz et Lichnowsky ainsi que chez l’Archiduc-Cardinal Rodolphe, frère de l’empereur Joseph II d’Autriche, lui-même musicien, élève et mécène de Ludwig. Ce dernier dédicacera d’ailleurs à Rodolphe pas moins de quatorze de ses compositions dont le concerto pour piano et orchestre en mi-bémol majeur opus 73, intitulé « l'Empereur » ou « Grand concerto dédié à Son Altesse Impériale l'Archiduc-Cardinal Rodolphe d’Autriche ».

En 1798, alors au sommet de sa puissance créatrice, il commence à éprouver quelques troubles mineurs de l'audition, ce qui ne l’empêche pas entre 1798 et 1801, de composer plusieurs œuvres majeures de son répertoire dont les sonates pour piano opus 8 en do majeur, dite « la pathétique » et opus 14 en do dièse majeur, dite « au Clair de Lune ». Il écrit, par ailleurs, ses trois premiers concertos pour piano : l’opus 15 en do majeur, l’opus 19 en si bémol majeur et l’opus 37 en do mineur, ses deux premières symphonies opus 21 en do majeur et opus 36 en ré majeur ainsi qu’un ensemble de six quatuors à cordes opus 18. En plus de la composition, Ludwig prend des cours auprès d’Antonio Salieri et organise un grand concert en décembre 1800 où il interprète des œuvres de Mozart et d'Haydn.

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