Publié par Noan Benito Vega

Jean-Sébastien Bach naît en 1685 dans la ville d’Eisenach. Il est le fils cadet de Johann Ambrosius Bach, musicien, qui décède le 20 février 1695, à l’âge de cinquante ans. Orphelin à l’âge de dix ans, il vit avec son frère ainé, Johann Christoph, élève de Johann Pachelbel et organiste à l’église Saint-Michel d’Ohrdruf, qui lui donne des leçons de solfège et de clavecin. Son goût et ses dons pour la musique devaient être très marqués à cette époque déjà, car il apprenait très vite les morceaux que son frère lui donnait.

 

En 1700, doté d’une bourse, il quitte Ohrdruf et intègre la maîtrise de Saint-Michel de Lunebourg où il travaille la composition avec l'organiste Georg Böhm. Il subit l'influence de deux musiciens français : l'organiste et claveciniste Louis Marchand et le claveciniste François Couperin dit « Couperin le Grand ». Puis il se fait engager comme soprano dans le chœur de la Michaelis schule. Sa voix de soprano lui permit de bien gagner sa vie, mais il mua sans retrouver immédiatement une belle voix. Par ailleurs, durant cette période, il fit plusieurs voyages non seulement à Hambourg, mais aussi à Weimar.

Son zèle et sa persévérance attirèrent l’attention, car on lui propose plusieurs postes d’organistes. Ainsi en 1707, il accepte la charge d’organiste à l’église Divi Blasii située à Mühlhausen dans la province de Thuringe. Bien qu'il ne soit pas resté longtemps dans la ville, les autorités lui reconnaissant des capacités techniques, en a fait le maître d’œuvre dans la reconstruction d’un nouvel orgue.

En 1708, il décide de repartir pour Weimar et donna un concert devant le duc régnant, Ernest-Auguste Ier de Saxe-Weimar-Eisenach. Son interprétation à l’orgue eut un tel succès qu’on lui proposa de nouveau un poste d’organiste dans cette ville, poste qu’il accepta tout naturellement. L’environnement dans lequel il évolue, le pousse à tout mettre en œuvre au bénéfice de son art. C’est à cette époque qu’il devient non seulement un excellent organiste, mais surtout qu’il pose les fondements de ses grandes compositions à l’orgue.

Il eut encore davantage l’occasion de faire progresser son art lorsque en 1717 le prince Léopold d'Anhalt-Köthen, musicien de talent qui apprécie l’art et le comprend, le nomme concertmeister (maître de concert) avec charge de composer et de faire exécuter des œuvres de musique sacrée sans pour autant négliger la composition instrumentale. C’est de cette période que datent ses concertos pour violon et les six concertos brandebourgeois, ainsi que de nombreuses sonates, suites et œuvres pour clavecin ainsi que plusieurs compositions destinées à l’enseignement de la musique. Il conserva ce poste presque six ans.

En 1722, Bach présente sa candidature à la charge prestigieuse de directeur artistique (Thomaskantor) de l’église Saint-Thomas de Leipzig. En avril 1723, après le retrait des candidats favoris Georg Philipp Telemann et Christoph Graupner, on lui propose finalement la charge qu’il s’empresse d’accepter.

Bach passe le restant de sa vie comme Thomaskantor de Leipzig. Ses obligations sont centrées sur le culte des dimanches et des jours de fête dans les deux églises principales de la ville. C’est à cette époque qu’il compose une masse prodigieuse de musique sacrée, qui comprend cinq cycles de cantates, le magnificat et les passions selon Saint-Jean et Saint-Mathieu. À partir de 1726, il s’attelle à l’édition de sa musique pour clavecin et orgue.

Dès 1729, l’intérêt que Bach manifeste pour la composition de musique sacrée décline considérablement. Aussi, la plupart des œuvres de musique sacrée composées après cette date, parmi lesquelles la Messe en si mineur et l’Oratorio de Noël sont principalement constitués d’arrangements d’œuvres musicales antérieures. À cette même époque, il prend la direction du Collégium musicum fondé par Telemann en 1702, société réunissant essentiellement des amateurs qui donnent régulièrement des concerts en public. C’est pour ces derniers que Bach arrange ses concertos pour clavecin et orchestre et compose plusieurs grandes cantates ou encore des sérénades pour impressionner le Prince-électeur de Saxe qui lui avait conféré le titre honorifique de compositeur de la cour.

Le Prince Leopold Von Anhalt-Köthen tenait Bach en haute estime. À sa mort Bach très touché, composa une musique funèbre comprenant de nombreux doubles chœurs et la fit exécuter lui-même à Cöthen. Il reçut alors le titre de Maître de chapelle du comte Weissenfels et en 1736, celui de compositeur de la cour du roi de Pologne, Prince-électeur de Saxe.

Lors d’un voyage à Potsdam Bach, réalise des improvisations sur des thèmes qui lui sont imposés par le roi, ce qui aboutit à la composition de l’offrande musicale, de fugues et de sonates. L’artifice du contrepoint prédomine dans les dix dernières années de l’œuvre musicale de Bach, au cours desquelles son appartenance à la Société des Sciences musicales d’Erfurt, va profondément affecter sa pensée musicale. Les variations en canon feront partie des œuvres présentées par Bach à la Société et l’art de la fugue, œuvre inachevé, a vraisemblablement été composée pour les membres de cette même Société. Il commence à perdre la vue à partir de 1745. Confié, par deux fois, aux bons soins du Dr John Taylor, un ophtalmologiste réputé, il ne récupérera la vue que par intermittence. Affaibli par ces deux opérations, il s’éteint lentement le 28 juillet 1750.

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